The Words of Larry

20 mai 2012

SINE QUA NON - Chapitre quatorzième

Les amis ! 2012 est une grande année ! J'ai relu mes lignes, y est apporté quelques modifications, pas grand chose mais voilà... Elles y sont et vous ne connaitrez jamais ce que j'ai changé. Quoi qu'il en soit, je suis heureux que vous puissiez lire ces lignes telles qu'elles le sont à ce jour. Emmanuel, mon ami, si tu lis ces mots, saches que d'avoir repris contact avec toi a été une grande source de "bonheur" et m'a permis de réaliser que la vie, aussi imprévisible soit elle, nous garde au chaud des crus intarissables. Après 4, 6, 8, 10 ans, toujours pareil, rien n'a changé. C'est fantastique ! L'amitié est là. Quelle force pour la vie de mortel que nous sommes !!!

2012 : nous allons enfin avoir, ma famille et moi, une belle maison, bien à nous, la notre, notre maison, notre univers, notre but. Ca y'est !!! Après 4 ans de galère nous y sommes parvenus ! Merci à notre famille, merci du fond du cœur !

2012 : Nous allons enfin avoir nos espaces, une salle de jeux et un grand espace en plein air pour les mômes, un atelier pour nous, une chambre pour les invités. Quel bonheur !!! Mon boulot, aussi maigre soit-il, va me permettre de m'adonner, enfin, à toutes mes passions : mes enfants, mon cabinet de curiosités, mes peintures, ma restauration de voiture de collection...

2012 : Emmanuel

2012 : V. I. T. R. I. O. L... du concret.

2012 : mon premier site internet. Premisse se mon commerce.

AAAaah, vraiment !!! quelle belle année ! Les amis... tout commence içi : Tout ce qui devait être mis de côté l'a été. Tout le ménage a été fait. Tout ce qui devait être confirmé l'a été... TOUT COMMENCE ICI et j'ai 36 ans.



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03 décembre 2011

SINE QUA NON - Chapitre treizième

Ce roman me prendra peut-être une vie entière ??? Ce serait rigolo que ce soit mes petits enfants qui tombent dessus après ma mort :
     - "Tiens, regarde ce que papi avait écrit. Il avait commencé ce truc à 30 ans et l'a continué jusqu'à ce qu'il disparaisse..."

Oui, d'accord, mais est-ce que je l'aurai terminé au moins ? Allez, disons qu'à 60 balais il faut que je l'ai terminé et que je passe à autre chose ! C'est débile... je serais peut-être mort avant (Gasp !), bref... continuons. Pour l'instant, les mecs, j'ose même pas faire lire tout ça à quelqu'un d'autre que moi. C'est horrible, j'ai l'impression de me parler tout seul.

 

 

 

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22 juillet 2011

La vie n'est pas si simple...(Parenthèse entre le 12eme & le 13eme chapitre)

Râââh, les amis ! La vie n'est pas si simple. On croirait que si aux premiers abords, ou en tous cas, qu'il suffit d'y prêter deux oreilles pour faire en sorte que cela le devienne. Mais non. Ce n'est pas le cas. Plein de choses se cambrent habilement, se contortionnent de façon à ce que l'on perçoive le côté attrayant de chacune d'entre elles. C'est comme un poisson férré, que l'on remonte à la surface, qui nous laisse entrevoir sa surface argentée à chaque mouvement desespéré qu'il effectue pour se libérer, brillant aux reflets du soleil qui s'engouffrent puis se répendent dans les eaux. C'est beau, c'est exitant, puis... lorsqu'on tient l'animal dans ses mains, les écailles glissantes nous révèlent la vraie nature de la proie, froide, grise, succombant entre nos doigts, l'oeil rond, inexpressif et morne. Il ne reste plus qu'à savoir le cuisiner, c'est encore ce que l'on peut en retirer de mieux. Maigre consolation en somme. Dans la vie c'est pareil, il faut savoir cuisiner ce que l'on en retire et ce qu'elle nous offre, ce qui exige un certain savoir-faire... et ce n'est pas donné à tout le monde. Est-ce que j'y arrive ?

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30 décembre 2010

SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre Douzième

J'en ai ras le bol, j'avorte !!! Le scénario et ma vie sont décidément trop difficiles à juxtaposer.
Le scénario de SINE QUA NON mettait en avant le fait de comprendre que la vie ne tient qu'à une seule chose : avoir la foi. La foi en soi, d'abord. La foi en ses rêves puis en sa famille et surtout en son " moi ".

Et puis ce fameux "Pascal", nom que j'avais donné au héros de mon scénario, oublions-le, parlons de moi. Car c'est de moi qu'il s'agit après tout, pas d'un avatar romanesque. Ce sera plus simple pour tout le monde.

Au cours de maintes et maintes péripéties, mon héros déchiffre le sens de ces vers :

CINQ BRANCHES DE FER
SYMBOLE DE VOLONTE
DOMINENT CELLE QUE TU DOIS DECOUVRIR
LA, REPOSE LE FILTRE
QUE TON OUVRAGE DEVRA CONTENIR

Il se retrouve alors hissé sur le parvis de " Notre Dame De Beauvoir " Chapelle de Moustiers-Sainte-Marie, village des Alpes de Haute Provence. Après s'être abreuvé de l'eau bénite du monument religieux en question il contemple le berceau du site, les gorges en contre-bas mais rien ne se passe sinon une révélation : Tout ce qu'il a accompli pour en arriver là, embûches, coups bas, trahisons, surpassement de soi, hargne, volonté, confiance... Rien de surnaturel en soi, juste la foi. Telle aurait dû être la leçon du film : Les cinq phrases du vieux manuscrit  lui promettent monts et merveilles ou en tout cas le lui laissent présager et il n'en est rien à l'arrivée sauf la preuve que tout lui est accessible moyennant une foi à toute épreuve.

A l'heure qu'il est je pense qu'il faut au moins une vie entière pour achever d'appliquer cette leçon et à l'heure de notre mort il faudra faire un constat. Est-ce que, oui ou non, l'adage "VITRIOL" aura été sublimé ? Est-ce que toutes les conditions SINE QUA NON auront été remplies à bon gré ? A chaque instant sa question unique : Quelle est la condition que je me dois de remplir ou d'éviter pour sortir grandi(e) de cette situation ? C'est l'exercice ultime, et ce, tout au long de sa vie. Mais on se plante, on fait le contraire, on oublie, on regrette, on enrage puis on recommence. Mais si on garde la phrase en tête on sort différent de chaque expérience, parce que l'omniprésence  de la question pousse à évoluer. C'est mon cas, je ne suis pas parfait, je ne le serais jamais mais je veux me prouver à moi-même que je peux me sans cesse remettre en question.

 

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SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre Onzième

35... Merde... 35 Putain !!! J'y suis.
Vous voyez à quel point le temps nous joue des tours ? J'arrête pas d'y penser. 35 ans et pas d'évolution notable ni dans les rêves, ni dans les ambitions, ni dans la hargne...

... ah, mais attendez !

Il y a ma vie sentimentale. Je me suis marié et j'aime ma femme sans demi-mesure, que se soit par la pensée ou par les actes. Elle fait partie de moi, tout comme mes enfants. Nous sommes une famille. Une personne que je commence à apprécier pleinement m'a fait cette confidence : "Lorsque tu as une famille, tu commences vraiment à connaître la "peur". Et c'est vrai. La quintessence de l' être humain prend sa vraie mesure à cet instant.

Or, et paradoxalement, comment éviter, à un moment donné, de ne pas penser à ce que votre vie aurait pu être sans eux ? Ne soyons pas chauvins ! Un peu d'hédonisme que diable ! Un peu d'ingratitude et d'auto-suffisance :

" Que serais-je sans eux ? Qu'aurais-je aimé faire ? Qu'aurais-je "pu" faire ??? "

SINE QUA NON est là. Se regarder le nombril n'est pas un crime, partir à la recherche du bloc de granit à sculpter au fin fond de son " moi " est chose légitime. L'adage Maçonnique en tradition Ecossaise est le suivant : V. I. T. R. I. O. L, autrement dit " Visita interiorem terrae rectificando invenies operae lapidem " ou pour les profanes " Descends dans les entrailles de la terre, en distillant tu trouveras la pierre de l'oeuvre. " Il ne faut rien laisser et tout prendre... C'est mon SINE QUA NON.

Et voilà mes amis, vous saisissez le sens du nom de mon Roman : SINE QUA NON

Que les chose soient claires : Je ne renie en rien les évènements qui ont forgé ma vie telle qu'elle est aujourd'hui. Chaque chose a sa place et c'est avec elles que je tends vers un absolu. Peut-être n'y parviendrais-je jamais ? Mais ma phrase est là et je m'y tiens à chaque instant, c'est avec elle que j'avance et que je me rassure. Ces trois mots dirigent ma vie. A chacun son truc et "Dieu" bénisse votre truc à vous si vous en avez un vous aussi. Je ne porte pas de jugement et je me plais à penser qu'il y aura autant de gens que le le souhaite qui en fasse autant. C'est pas gagné. Cependant, l'un des défauts que je m'evertue à combattre chez moi c'est l'envie et l'orgueil... J'ai du mal. Mais une initiation pourrait sans doute me permettre de travailler là dessus.

 

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03 août 2009

Idée de Scénario...

Idée de Synopsis :

GUEULE CASSEE
(...) C'est comme si je l'avais perdu en route, oublié quelque part, là-bas, au détour d'une tranchée ou dans un trou d'obus. Il est toujours là, c'est certain, camouflé dans ce paysage dévasté.
Je fais souvent le même rêve : Je suis à sa recherche et jonche la terre meurtrie. La boue recouvre mes godillots et lorsque je les regarde il apparait à mes pieds, il est recouvert de terre. Je m'en empare aussi tôt. Là, je réalise qu'il s'agit du visage d'un Boche. Ce n'est pas le mien et pourtant il me ressemble comme deux gouttes d'eau. Alors, je lève les yeux et je ne vois que des êtres humains, et tous se font la guerre. La terre entière est un champ de bataille, ses habitant s'y annihilent allègrement.
Aujourd'hui, je ne leur ressemblent plus. Mon visage restera là où il a disparu. C'est bien mieux ainsi.

Voilà, c'est une idée comme une autre. Il fallait que je sauvegarde cet élan scénaristique.

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03 juin 2009

SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre Dixième

Je suis assis dans mon salon. On frappe. J'ouvre et là un mec bourré me demande s'il est bien chez... quelqu'un d'autre que moi. Visiblement, il s'était trompé de porte, ou d'étage, ou bien d'immeuble, allez savoir ? Vu son état. Je le fais rentrer car je sentais qu'il n'allait pas bien du tout. Et là, le mec me tombe dans les bras en pleurs en m'expliquant qu'il allait mourir du SIDA. J'ai passé 2h avec ce type, assis sur mon canapé avec sa tête sur mon épaule, trempée de ses larmes. Il est reparti comme il est venu.

Je suis assis sur mon canapé et je me mets à chialer de joie sur "Romuald et Juliette" à la télé. Un film ou Daniel Auteuil tombe amoureux d'une belle grosse Mamma Black. Et hop ! Une lampée de Jack Daniel's (Ce n'était pas la première).

Je reviens bourré du mariage de mon meilleur ami. Je suis au volant avec ma mère à côté. On se prend un platane de biais, on rebondit, je traverse la route, je ricoche sur un autre platane, en essayant de redresser je me retourne et là on fait une glissade sur le toit pendant 20 mètres, la voiture finit de mourir dans un crissement de tôles et une grosse gerbe d'étincelles. Nous nous en sortons indemnes, tous les deux. Justes quelques bosses sur la tête dûes... aux melons dans le coffre. C'est vrai.

Je tire les cartes à une amie. Je sors la "fatalité" puis l' "accident" puis la "famille". Trois cartes fortes dans l'Oracle Belline©. Je ne dis rien, je doute, Pascal n'est pas assez aguerri à ces techniques de divination, il pense que ça ne veut rien dire car il n'a pas asez confiance en lui.  Or, la sœur de séverine est morte deux semaines après, le soir du 24 Décembre, dans un accident de la route. Je l'ai su lorsqu'elle me l'a annoncé de vive voix, à la rentrée. Gros Blanc.

Coma ithilique. Urgences. Les néons qui défilent au plafond, visibles à travers l'interstice que mes paupières daignent m'accorder. Un vague souvenir de mon passage sur le billard... Le trou. Mes parents qui viennent me chercher en chambre de dégrisement, je me lève, je vomi. Gueule de bois pendant trois jours.

Laurence me quitte. Pleurs, les premiers. L'amour propre de Pascal en avait prit un coup. Cela n'était que la première fois. La deuxième fois fût encore plus terrible : Nelly.

J'ai été un voyou : tentative de cambriolage avec un complice, dans une baraque estivale. Un Pari. Pascal rentre dans la maison, il va couler un bronze - comportement peu orthodoxe, je vous l'accorde - et alors qu'il fait son affaire l'alarme retentit. Je vous laisse imaginer le scénario de la débandade... C'était très drôle.

Je rêve. Dans ce rêve je me braque un flingue sur la tempe et j'appuie doucement sur la détente. Bruit oppressant au fur et à mesure que mon doigt se tend sur la gâchette. Bruit sourd, lourd, dément, surréaliste. Je me réveille. Pascal a toujours eu l'intime conviction qu'il serait mort pour de vrai s'il ne s'était pas réveillé à temps.

Je quitte mon corps. Je m'assoupit et je quitte mon corps. Je me déplace doucement comme en apesanteur, je me vois allongé mais je ne vois pas le "fil", celui dont tout le monde parle. A chaque fois, je lutte plus que de raison mais je reviens trop tôt. Et pourtant j'ai envie de partir, juste histoire de rigoler. Cela se passe ainsi : Entre deux sommeils, Pascal se sent tomber, comme victime d'un trou d'air. Il n'est plus possible pour moi de faire le moindre mouvement ni d'articuler le moindre son. Cela est accompagné d'un bruit faisant penser à un déchirement intense, comme du scotch que l'on retire de la surface d'un carton mais avec une intensité sonore oppressante. En parallèle, ce bruit s'accompagne d'une sensation de "mise en abîme", d'un intime repliement sur soi-même. C'est très étrange...

("C'était" très étrange en réalité... car aujourd'hui, 19 Mai 2012, ou je relis ces lignes je dois confesser la vérité sur ce phénomène que j'aurais souhaité paranormal. Il n'en est rien. En vérité c'est ce qu'on appelle la "paralysie du sommeil" qui est un trouble du sommeil, qui se caractérise par le fait que le sujet, sur le point de s'endormir ou de s'éveiller mais tout à fait conscient, se trouve dans l'incapacité d'effectuer tout mouvement volontaire. À cette sensation d'immobilisation sont couramment associées des hallucinations auditivesou visuelles ainsi que des impressions d'oppression, de suffocation, de présence maléfique et de mort imminente. Le sujet, dans l'impossibilité d'articuler les sons et de prévenir l'entourage, éprouve le plus souvent un sentiment d'anxiété et de frayeur.)

Photo de spectre dans un cimetière. Ca c'est pour de vrai. Aucun trucage n'a été ajouté sur les photos que je suis allé récupérer chez le photographe.

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Pascal ne cherche pas de savoir si vous y croyez ou pas. En fait je m'en fous...

 

 

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29 décembre 2008

SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre neuvième

Il y a un truc qui a attiré mon attention aujourd'hui. Une inscription sur la pellicule allu d'un paquet de clope, calligraphié à l'anglaise : le nom d'une marque comportant deux prénoms, l'un commence par la lettre "P" et le second par la lettre "M", vous voyez ce que je veux dire ? Article de luxe ! J'ai bien aimé. Surtout que je ne fume que rarement, il s'agit d'une cigarette le soir avant de me coucher ou plus si j'ai un coup dans le nez, mais c'est tout. Je l'ai apprécié plus que quiconque cette petite facétie. Eh oui, car j'ouvrais et entamais, pour le même coup, mon petit paquet de "PM". "Bienvenue" me disais t-on. Et j'étais heureux. Petit péché mignon avouable dont je me réjouissais d'avantage à la vue de cette finition d'imprimerie.

Aujourd'hui j'ai envie de rédiger ce scénario qu'est SINE QUA NON et en même temps celui de ma vie. Et cela va être ardu de mêler les deux...
         
SINE QUA NON, si je suis honnête, me paraissait viable en 1998, voire en 2002, mais aujourd'hui je ne peux plus car ne suis plus un adolescent, je vieillis et force est pour moi de constater que la vie nous impose des événements difficilement juxtaposables avec nos rêves d'antan. C'est ainsi. J'entends mes aïeux me le dire encore et toujours et les prendre alors pour des vieux cons. Des vieux cons n'ayant pas su se donner la peine, nous balbutiant leurs rêves avortés qu'ils ont mis au placard. "Se donner la peine", se donner la peine d'y arriver, de concrétiser ses rêves. Ca y 'est, j 'y suis !.. Mais comment ?.. C'est à mon tour de vomir les mêmes phrases à mon fils et ma fille ? Oui, trop tard... Passé. Mon heure est derrière. Et je le fais bel et bien. Merde alors ! Je vous respecte pleinement à présent chers ainés, sans dire que je fais une génuflexion pour autant.

Depuis le chapitre quatre, une autre frimousse est apparue : celle d'Asréïa, ma fille. Je lui voue une fascination qui n'a d'égal que celle que je voue pour mon fils. Je ne suis pas le père parfait que j'aurais souhaité être mais Alex m'aide à le devenir car, elle, c'est une mère parfaite à mes yeux et nous nous aimons pour de vrai. Et ça, mes amis, ça change beaucoup de choses dans une vie.

Pascal, ça été moi, je l'ai été, de mai 1996 à Août 1997. C'est à cette époque que le scénario de SINE QUA NON m'est venu en tête.
Au cours d'une discussion que j'avais eu avec l'assistante du monsieur pour qui je travaillais à l'époque, une phrase avait été lachée :  "c'est une condition SINE QUA NON (...)" . Ce simple mot, "SINE QUA NON", avait créé un véritable bouleversement dans  ma tête. " Quelle belle expression ! " me disais-je.  " Quelle force, quelle singularité ! ". Une expression à laquelle je n'avais jamais prêté attention et pourtant si évidente pour moi à ce moment là, c'était ça, elle était là la phrase qui dirigeait ma vie : " SINE QUA NON ! ". Tout prenait un sens à mes yeux au travers de ça : " Ce sans quoi non. Ce qui rend la chose négative positive. Ce qui fait que oui. L'inconnue de l'équation. La vie. La foi ".

Et voilà aujourd'hui. Que dire ?
Si ce n'est que c'est pendant cette même période que j'ai eu des penchants pour l'alcool ? Que j'ai été reçu chez un pote chez qui, dans un même temps, étaient reçues des celébrités en toute discrétion ? Des soirées où les bouteilles de Bailey's© remplaçaient les sodas ou le whisky bon marché, où les cuisses de poulet grassouillet remplacaient les chips, où les objets les plus rares et les plus insolites ornaient chaque pièce de la maison... ou du domaine ? Où la bonne était là pour nous servir, nous autres, petits hommes et petites bonnes femmes d'une vingtaine d'années ?
Je ne pense pas que vous soyez en mesure d'imaginer. Je ne vous parle pas d'une villa trés sophistiquée, ni même d'une maison de nouveau riche qui est plein aux as, non, je vous parle d'une maison de maître, d'un lieu où l'immmense prend ses vraies mesures, où chaque pièce est unique et fantastique, où les objets les plus inattendus  ornent les murs, ou la grandeur vous hypnotise, belle, harmonieuse, étudiée, crée sur mesure,  un lieu où vous ne seriez même pas capable d'imaginer un scénario pour vous et votre famille tellement c'est grand, tellement c'est beau, tellement c'est bien fait. C'était une VRAIE maison de Millionnaire...

Oh oui c'était beau !!! J'aimerais encore avoir des contacts avec Antoine... Antoine  m'a permis de cotoyer cette vie pleine de fric que tout le monde ne peut pas connaître, il m'a ouvert à ce monde, si particulier... Mais Antoine était triste, or, et en toute simplicité, bien qu'ayant grandi dans cette cage d'or, il me faisait découvrir la vie de millionnaire car c'était la seule qu'il connaissait, et j'aimais ça, je le confesse. Quant à lui, il était heureux avec moi, avec nous, avec Emma. C'est cela que je garde en mémoire. C'était, quand j'y réfléchis, un échange de bons procédés. Comme le dit Ray Liotta dans "Les affranchis" de Martin Scorcese : "c'était une période bénie". Tout est parti de là. C'est à cette période, à 20 ans, que j'ai saisi les nuances de l'amitié, capté ses revers, ses fluctuations, ses évolutions... ou presque. En tout cas, c'est à cette période que j 'ai forgé des amitiés qui sont, dans la majorité des cas, encore présentes aujourd'hui.
Je pense qu'il y aura un chapitre entier dédié aux filles et à nos amours... C'est autre chose bien que certaines fois étroitement lié à mes amitiés... On se ressemble, non ? Qu'attendez-vous pour écrire un livre ? Moi, j'ai un truc de derrière les fagots qui n'attends plus que d'être retranscrit, ça va viendre...

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25 septembre 2008

SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre huitième

Tiens,tiens ! Qu'avons nous là ? Le scénario type du monsieur personne qui tombe nez-à-nez avec son destin... Destin ?.. léger anachronisme, petit pléonasme dans la tête de Pascal : "Comment parler de destin devant un écrit qui dicte déjà un plan bien huilé ?" :

CINQ BRANCHES DE FER
SYMBOLE DE VOLONTE
DOMINE CELLE QUE TU DOIS DECOUVRIR
LA, REPOSE LE FLUIDE
QUE TON OUVRAGE DEVRA CONTENIR

Puis cinq vers de plus, signifiant le but, l'accomplissement, la grâce... Dominer son "destin", le mot revient. Mais quelque chose cloche car, là encore, il y a un gros anachronisme dans l'idée de dominer son destin. Si destin il y a, on le vit, on l'accuse, mais on ne le domine pas.

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30 novembre 2007

SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre septième

Et c'est tombé sur Pascal. Aujourd'hui, Pascal est celui qui gagne le moins de tous les amis qu'il a connu. C'est un gagne misère. L'un est graphiste à Marseille, l'autre est conseiller de vente dans une enseigne "Oh combien prolifique", le cancre de terminale a monté sa boîte et s'en sort plus qu'honorablement, un de mes cousins est trader (haut de gamme) à New-York... La cerise sur le gâteau étant mon meilleur ami qui, à l'heure actuelle, est expert en dessins anciens chez Christie's© à Paris . Et moi dans tout ça ? Je suis là, je survis en même temps que j'apprends ces choses. Puis je pleure. Je me sens un moins que rien. Mais si j'avais fait du cinéma ???

SINE QUA NON est devenu un rêve, une utopie. C'est "has been" maintenant, je le sais. Et j'entends les cœurs de tous ceux qui me disent que quand on veut on peut et il y a moi, au milieu, qui me débats dans des vagues mêlant désir et réalité. Or, voyons clair : Des rêves comme j'ai - car je les ai toujours malgré tout - sont à la portée de types de la vingtaine, pas de la trentaine.
SINE QUA NON, c'est l'issue, un scénario mettant en avant tout cela : "Crois en toi, ais la foi, et tout se réalisera." Et je suis le dernier qui y crois aujourd'hui. C'est trop compliqué, trop hasardeux, trop fantaisiste... Avec une famille à charge en plus, c'est totalement egocentrique !!! Ce genre d'aventure on ne peut s'y aventurer que quand on est le seul à risquer sa peau. Mais dans ma situation, non.

Allez, je bois...

Putain de destin...
Non, je ne crois pas en le destin, le destin c'est fait pour les paresseux !.. J'assume après tout.

Or suis-je à ce point un looser ? Il faut croire.

J'ai été trop bien éduqué. Trop de pognon, trop d'influences, "médecin ou avocat", trop de discrimination et trop d'apprioris vis à vis de ce que j'aimais. Rien si je m'évadais, rien si j'allais ailleurs... C'était un fait. Or, ais-je seulement insisté, ne serais-ce qu'une seule fois à ce sujet ? Non. Juste un désir timidement avoué face à un mur. Le fait est que j'ai rennoncé à l'ESRA (Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) à Nice parce que... parce que mon frère avait raison à propos du PATER FAMILIAS.

Je n'ai pas insisté. Pourtant, cela aurait coûté le même prix que l'école d'arts appliqués dans laquelle je suis entré 3 ans plus tard. Or, ces trois années de labeur, de vils missions intérims et de glandage (ne nous voilons pas la façe) avaient côuté des sous. Juste parcequ'on ne m'avait pas laissé accomplir mon rêve, juste parce que l'on ne m'avait pas fait confiance. Donc, au bout de trois ans, lorsque je suis enfin rentré en arts appliqués nous en étions à un budjet équivalent à ma regretée école de cinéma... moins des sous... moins mon rêve. Que de temps, d' ambition et d'argent perdu... Quelle Ironie, quand on sait quel amour je voue au cinéma. Car je l'aime vous savez ? C'est passionnel.

Pourquoi ne m'as tu pas encouragé ??? Pourquoi ? Les sous c'était toi et le talent c'était moi. Un plan simple pourtant.

Je ne voulais pas être médecin, ni avocat, ni dessinateur dans un putain de bureau d'architecte aussi renommé soit-il, ni dentiste ou même prothésiste, je voulais faire du cinéma, c'est tout. SINE QUA NON c'est mort, bien qu'avec Yoyo je me plaît à croire le contraire. Oh, et puis non ! C'est mort.

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