The Words of Larry

Bienvenue et bonne lecture !

30 novembre 2007

SINE QUA NON - Le Roman - Châpitre septième

Et c'est tombé sur Pascal. Aujourd'hui, Pascal est celui qui gagne le moins de tous les amis qu'il a connu. C'est un gagne misère. L'un est graphiste à Marseille, l'autre est conseiller de vente dans une enseigne "Oh combien" prolifique, le cancre de terminale a monté sa boîte et se gave... La cerise sur le gâteau étant P. E. qui est à l'heure actuelle un des experts mondiaux en peintures impressionnistes et contemporaines dans une grande boîte de ventes aux enchêres. Et moi dans tout ça ? Je suis là,et je contemple, j'apprends des choses. Je me sens moins que rien au milieu de tout cela... Et si j'avais fait du cinéma ???

SINE QUA NON est un rêve, une utopie. C'est trop tard maintenant, je le sais. Et j'entends les coeurs de tous ceux qui me disent : "Quand on veut on peut" et il y a moi au milieu qui me débat dans des vagues mêlant désir et réalité. Mais voyons clair : Des rêves comme j'ai - car je les ai toujours malgré tout- sont à la portée de types de la vingtaine, comme je l'étais il y a dix ans en arrière, mais plus à la portée de moi : Laurent Bastide, 32 ans aujourd'hui.
SINE QUA NON, c'est l'issue, un scénar' de feu mettant en avant tout cela : "Crois en toi, ais la foi, et tout se réalisera !!!" Et je suis le dernier qui y crois aujourd'hui.

Je bois..

Putain de destin...
Non, je ne crois pas en le destin, le destin c'est fait pour les paresseux !..

... Suis-je à ce point un looser ? J'ai été trop bien éduqué. Trop de pognon, trop d'influences, "médecin ou avocat", trop de discrimination et trop d'apprioris vis à vis de ce que j'aimais. Rien si je m'évadais, rien si j'allais ailleurs... En tout cas je le redoutais. Or, ais-je seulement insisté, ne serais-ce qu'une seule fois à ce sujet ? Non. Juste un désir timidement avoué face à mon père. Le fait est que j'ai rennoncé à l'ESRA (Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) à Nice. Parceque c'était "NON", et basta.

Le PATER FAMILIAS

Je n'ai pas insisté. Pourtant, cela aurait coûté le même prix que l'école d'Arts appliqués dans laquelle je suis entré 3 ans plus tard.
Or,3 années de labeur et de vils missions intérims entre-temps avaient côuté des sous : 3 ans de frais perdus. Juste parcequ'on ne m'avait pas laissé accomplir mon rêve, juste parceque l'on ne m'avait pas fait confiance, un budjet équivalent moins des sous, moins mon rêve. Que du temps, des ambitions et de l'argent perdu... Quelle Ironie, quand on sait quel amour je voue au cinéma. Car je l'aime vous savez ? C'est passionnel.

Papa, pourquoi ne m'as tu pas encouragé ??? Pourquoi ? Les sous c'était toi et le talent c'était moi. Un plan simple pourtant.
Je ne voulais pas être médecin, ni avocat, ni dessinateur dans un putain de bureau d'architecte, ni dentiste ou même prothésiste, je voulais faire du cinéma, c'est tout. SINE QUA NON c'est mort, bien qu'avec YoYo je me plaît à croire le contraire, mais ce sera autre chose avant cela, comme un sirop de Grenadine en guise d'appéritif, tu verras, tu seras épaté !!! Quelque chose qui ne monte pas à la tête qui met en bouche mine de rien. Non, je n'ai pas renoncé !

Posté par larry à 20:07 - SINE QUA NON - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 juillet 2007

SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre sixième

Pascal est tombé sur ce manuscrit. "Un" manuscrit...
Comment est-il tombé dessus ? Lui même n'arrive pas encore à y croire : Tout bêtement.

Pascal vit à Saint Remy de Provence. Il travaille depuis 2 ans dans un bureau d'architecte, là bas, dans le pur midi. Vous me direz : "La voilà la PROVENCE !!!". Saint Remy c'est pas rien !!! Et je vous répondrais : "Oui, mais quand on est d'içi, que voulez-vous ? C'est Saint Remy comme ailleurs.

Le boulot ... La routine... Les rêves envolés, et voilà...

Mais il s'était fait des amis, des potes. Tant bien que mal, il s'était constitué un "ensemble". Il se confortait dans cet ensemble si parfait pour tout le monde sauf pour lui. Mais il n'en disait rien. C'était comme ça, et... Et voilà.

Posté par larry à 04:58 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2007

SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre cinquième

Des plans serrés. Des plans serrés longs, très longs. Des questions qui viennent à l'esprit du spectateur en même temps qu'il contemple ces plans serrés longs, très longs. Non, il ne s'ennuie pas, le spectateur a déjà été plongé dans cette trame étrange, pleine d'interrogations, de questions, mais attention ! Il aura les réponses ! Sûrement pas celles auxquelles il s'attendait, mais d'autres : Les miennes. Il y a des longueurs, mais il ne s'ennuie pas. Le spectateur ne doit pas s'ennuyer.

Pascal ne comprend pas.

Posté par larry à 23:10 - SINE QUA NON - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

SINE QUA NON - Le Roman - Chapitre quatrième

Je ne suis pas marié mais je le serai bientôt. J'ai un enfant de 5 ans. Je vis dans une petite maison de village dans le midi sans prétention mais confortable, les cigales chantent lorsque je prends mon petit déjeuner dans la cour. Je regarde nos plans de tomates qui depuis deux mois qu'on les a plantés mesurent plus de 2 metres aujourd'hui. On les ramasse nos tomates cerises !!! C'est fou ce que ça va vite ces choses là... Comme notre fils: Il pousse.
Mais moi, je ne fais pas de cinéma.

On a une belle voiture, une  familliale 2l essence GPL et on va bientôt avoir une deuxième voiture pour ma compagne, tout va bien quoi ! La parfaite petite famille prête à s'endeter pendant 30 ans lorsqu'ils trouveront la maison de leurs rêves. On a deux ordinateurs, une télé, un bel appareil photo, pleins de jouets pour notre fils, une machine à laver, un micro-onde, un four 5 feux, une cuisine assortie "Made in Nous". J'ai un boulot en CDI, elle aussi, qu'est-ce qui peut nous arriver ? Aujourd'hui, nous sommes un schéma type. C'est génial ! On va payer des impôts !!! Je pense à "Fight club" en ce moment.
Mais moi, je ne fais pas de cinéma.

Je peins, je créais, j'écris, je PAO, je photographie, je monte des p'tits films pour la p'tite famille. On dit que je suis un artiste...
... mais moi, je ne fais pas "du" cinéma.

Posté par larry à 22:45 - SINE QUA NON - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

SINE QUA NON - Le Roman - chapitre troisième

Le cinéma cela n'a pas marché... Ah bon ?.. Quand on veut on peut ?
Alors j'ai certainement loupé un épisode, c'est certain. Sans doute n'étais-je pas assez motivé, sans doute n'était-ce pas ma passion, juste une lubie ? Vous n'avez qu'à demander à Yo :" Ce n'était pas sa passion à Larry ?"

Le Père.

Posté par larry à 22:01 - SINE QUA NON - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 août 2006

AVIS

Prochainement :

Des débuts prometteurs de grand biographe : Un livre que j'avais commencé à écrire à propos de mes histoires amoureuses. C'est assez marrant mais bonjour les fautes !!! J'y travaille.

A bientôt donc, et comme d'hab', merci de laisser vos commentaires.

Larry

-^
°

Posté par larry à 01:20 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 juillet 2006

SINE QUA NON - Le Roman - Chapître deuxième

CINQ BRANCHES DE FER
SYMBOLE DE VOLONTE
DOMINENT CELLE QUE TU DOIS DECOUVRIR
LA, REPOSE LE FILTRE
QUE TON OUVRAGE DEVRA CONTENIR

Posté par larry à 00:04 - SINE QUA NON - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 juin 2006

SINE QUA NON - Le Roman - Chapître premier

Je bois...

Posté par larry à 02:28 - SINE QUA NON - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 juin 2006

Ma rencontre avec un thanatopracteur

Dans mon rayon, les Beaux-arts, je rencontre plein de gens. Ca défile pas mal. Hier j'ai fait ma première rencontre insolite. C'est surtout insolite vis à vis du fait que la personne venait dans mon rayon dans le cadre de sa profession : La Thanatopraxie. Mais qu'est-ce que la thanatopraxie me direz-vous ? Et bien c'est l'art d'embaumer les morts. Lui, ce qu'il fait exactement, c'est redonner un aspect acceptable aux cadavres, en particulier à ceux qui sont "marqués" ou bien "abîmés". Sa mission est de les rendre présentables aux yeux de leurs proches avant la mise sous terre. C'est un chirurgien plastique pour les morts quoi !
Il cherchait un produit à injecter sous la peau de ses maccabés afin que la chair reprenne un aspect rosé, plus sympathique que le gris ou le blanc, funestement connus chez les morts. Il voulait donc un produit qui soit rouge très très très foncé, rubis, vin bien sombre quoi... Or, franchement, à part des pigments de chez Sennelier je ne voyais pas très bien ce que j'allais pouvoir lui proposer et ils étaient rouge vif.

On a pas mal discuté. Bien cool le gars, la quarantaine bien passée, baggy, t-shirt, bien content d'échanger des trucs sur le taf' avec quelqu'un qui ne devient pas délicat lorsqu'il commence à expliquer le coup des globes occulaires à replacer dans leurs orbites ou des fluidifiants qui produisent des ecchymoses orangées sur la face de la mamie canée. C'était assez instructif et plutôt amusant.

Finalement, je connais un produit tellement concentré qu'on le voit noir lorsqu'il se trouve dans son sachet, je lui ai proposé d'essayer la teinture rouge pour textiles. Il n'y avait pas pensé et cela a eu l'air de l'emballer, en tout cas, il est allé en acheter... Sauvé le maccab' !!!

Moi aussi cela m'étonne qu'il n'existe pas de recettes miracle toute prêtes pour ce genre de choses mais, visiblement dans cette branche, c'est à chacun de faire sa propre alchimie. Lui était en panne d'un produit Belge qu'il ne parvenait plus à trouver, et il était au pied du mur. Heureusement il a rencontré Larry !!!

A+ M. Thanatopracteur, je vous ai bien apprécié. Revenez donc comme prévu pour me décrire le résultat...

Posté par larry à 23:04 - Journal perso - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]